Giotto, 2017

Giotto, 2017


« Giotto » a pour thèmes l’imperfection du geste humain, les simulacres d’humanité et l’identification du vivant.

Ce dispositif est le fruit d’une résidence d’artiste de six mois organisée par le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers accompagné par le Miroir de Poitiers.

En réponse au robot d’assistance chirurgicale « Da Vinci », j’ai proposé une machine baptisée « Giotto ».  Alors que le premier filtre les gestes du chirurgien pour les parfaire, elle génère à l’inverse des tracés qui articulent un motif géométrique parfait (le cercle) et des micro-vacillations chaotiques inhérentes au geste humain, ainsi que des motifs de battements cardiaques et des courbes de respiration. Ces tracés sont transmis à un système de projection d’un point lumineux sur un mur.

Ce dispositif met en scène un simulacre d’humanité par une machine, par opposition au gommage de toute humanité par une autre.

L’illusion d’humanité de « Giotto » est liée non pas à sa forme extérieure, mais à son comportement cinétique.

L’installation se veut le reflet d’une propension cognitive naturelle à chercher dans tout mouvement abstrait une présence sous-jacente.

 

 

 

 

Télécharger le catalogue (PDF)

 

 

Installation visible jusqu’à fin 2018 dans le hall d’entrée du centre cardio-vasculaire du CHU de Poitiers.

Réalisation du robot et programmation : Christian Laroche
Photos : CHU de Poitiers / Communication / 2017
Teaser vidéo : Simon Larré